A mots passants

09 janvier 2009

♥ 1 # Claude Bourgeix - Lucien.

Voilà le tout premier texte qui m'a donné envie de m'essayer à l'art de la nouvelle, avec un autre de Maupassant dont je parlerai plus tard si je le retrouve. Un texte très court, mais très intéressant, voire captivant.

Lucien - Claude BOURGEIX

C'est impressionnant la façon dont l'auteur, en très peu de mots, arrive à un tel résultat. Comme quoi ça n'est pas toujours la peine de pondre des pavés de 500 pages pour avoir une bonne histoire. Les mots sont justes, le rythme idéal et régulier, du moins au début, un peu comme des battements de cœur. Finalement, je pourrais en parler des heures sans dire quoi que ce soit de vraiment intéressant. Il faut juste le lire.

Posté par Edeliann à 15:49 - Coups de coeur - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , , ,


### 3 # Agathe (2)

La (très) courte nouvelle envoyée pour le concours de l'AMOPA il y a deux ans. C'est très court, parce que basé sur une autre que je posterai après (logique) qui était aussi faite pour être très brève.
Edit : en fait non, je ne la posterai pas maintenant parce
que je l'ai bien évidemment perdue, parce que j'ai le formidable pouvoir de perdre tout ce qui peut l'être, et même parfois ce qui ne devrait pas pouvoir l'être. C'est ce qui s'appelle un don. En tous cas, c'est une histoire que j'avais commencé à écrire en quatrième, donc c'est un peu vieux, après avoir étudié la nouvelle en cours, et lu plus particulièrement un texte sur un dénommé Lucien.

On me nomme Agathe. Certains disent que je n’ai que quinze ans, et d’autres cent cinquante. Tout dépend de leur point de vue. Aussi étrange que cela puisse vous paraître, je suis morte. Et maintenant, j’erre dans les rues de ma ville à la recherche d’une personne à qui j’accorderai un peu de mon éternité. On me nomme la Guide.

Ce matin là, il pleuvait sur La Rochelle. Un vent frais s’engouffrait dans les arbres le long du quai Valin, annonciateur d’un rude hiver. De la fenêtre d’un petit appartement, place du Commandant de la Motte Rouge, on pouvait voir le Manuel- Joël, au port depuis la veille au soir. Si après deux longues semaines la majeure partie de son équipage avait retrouvé un foyer chaleureux, un des hommes n’avait trouvé qu’une lettre d’adieu. Sa belle n’en pouvait plus de l’attendre et lui n’en pouvait déjà plus de cette solitude pourtant toute nouvelle. Il était donc monté sur le rebord de sa fenêtre, ses yeux tournés vers la tour Saint Nicolas et son bateau, prêt à perdre le dernier amour qu’il lui restait…

Je tente désespérément de guider les vivants et les morts vers ce qui est le mieux pour eux. Naturellement, il m’arrive d’échouer, comme aujourd’hui. Les pompiers tentaient en vain de raisonner ce pauvre homme, fou d’amour. Même la femme qui l’avait abandonné le suppliait, mais rien. Les mots ne pesaient pas lourd contre cet inconscient résolu. Alors j’ai tenté ma chance, ou plutôt la sienne… Et j’ai perdu. Je suis apparue à ses cotés, seul lui pouvait me voir. Cependant, je ne m’attendais pas à une telle réaction de sa part. Non, ça n’était pas censé se passer comme ça : Mon arrivée soudaine à ses cotés l’a terrorisé, il a sursauté. Il n’aurait pas dû, les demi-morts ne sont pas sensés avoir peur d’une apparition…

Sa chute fut très longue, elle lui a permit de comprendre qu’il ne voulait pas vraiment mourir. C’était malheureusement un peu tard…

Posté par Edeliann à 15:35 - Textes - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , ,

# 2

Je n'ai pas écrit ici depuis un bon moment, en partie à cause des cours, puisque la saison des partiels s'achèvent juste, en partie aussi parce que je n'avais pas grand chose à poster. Pas que je manque de textes, mais il y en a beaucoup que j'hésite à poster, surtout dans les premiers écrits, parce que je ne les trouve pas assez bons. Donc résultat, le blog a été un peu délaissé ces derniers temps.

Donc les news, pour ceux qui lisent mes articles :
- Mes exams finis et mes projets d'études un peu réorganisés, je vais reprendre un peu plus sérieusement ce blog. Je vais poster plus souvent, des textes plus variés.
- Je vais créer une nouvelle catégorie avec mes coups de coeur, qui était prévue depuis la création du blog mais étant donné le peu de temps que j'ai passé à m'en occuper, c'est un peu passé à l'as. Forcément, en ce moment, avec la sortie en salle de l'adaptation du premier volume de la saga de Stephenie Meyer, son autre bouquin, The Host, que je devrais recevoir d'ici peu, et les jolis cadeaux de Noël, je vais avoir de quoi raconter.
- J'ai actuellement trois histoires en cours d'écriture (futurs romans j'espère ^^) qui n'en sont qu'au début, entre un et deux chapitres. Ce n'est pas beaucoup pour le moment, mais vu le temps que je passe à écrire, ça devrait avancer assez vite, à mon avis. En plus de ces trois histoires principales, je vais essayer de contiuer à en écrire des plus courtes pour les poster ici, mais ça prend pas mal de temps, donc je risque de sortir principalement des vieux trucs.

See you

Posté par Edeliann à 15:25 - Autre - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : ,

28 novembre 2008

## 4 # Souvenir d'un mort

Etant dans la lancée des premiers poèmes, je met celui-ci, qui est vraiment le premier écrit et conservé il y a quatre ans. Ceux écrit plus tôt sont tous perdus.

A chaque personne qui
Sans rien dire nous quitte,
Nous sommes déjà en partie
Morts avec ceux partis trop vite.

Et pourtant nous continuons
Pour qu’ils ne meurent pas vraiment,
Jusqu'à ce que pour nous retentisse le son
Du tout dernier des jugements.

 

Et la encore nous restons
Pour que le souvenir demeure
Au fond de ceux que nous quittons,
Pour que personne jamais ne meure.

Posté par Edeliann à 12:04 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , ,

## 3 # Trahison

 

 

 

 

Ce poème est assez vieux, ça doit être un des premiers que j'ai écrit quand j'étais en seconde. Donc je ne le trouve pas terrible, avec un style ordinaire et traité d'une manière assez basique.

Il est triste et confus, il est désorienté.
Il avait tant confiance, elle l’a trompé.
Il croit avoir tout perdu, l’amour et sa vie,
Il a cru être détruit, quand elle l’a trahi.
Mais il y survivra, et il s’en remettra,
C’est décidé, il ne s’arrêt’ra pas à ça.

Il tient trop à la vie, il ne veut pas mourir,
Comment faire désormais, pour vivre sans souffrir ?
Il se rappelle encore ses formes délicates,
Ses cheveux noués, en formant une natte,
Et ses paroles d’amour, et elle, simplement
Sa jup’ qui s’envolait au vent.

Il aimait ces moments d’ivresse, ces moments la,
Où leur corps et leur esprit ne faisaient plus qu’un,
Les nuits où elle se laissait aller dans ses bras,
Où il caressait délicatement son sein.
Mais aujourd’hui… Oui aujourd’hui tout est fini
Car maintenant la belle a quitté sa vie.

Il ne sentira plus son odeur si fruitée,
Jamais plus il ne pourra l’embrasser,
Jamais plus ses sourires, ses caresses, ses baisers,
Leur amour est réduit a néant, terminé,
Il aimerait tant tout recommencer,
Mais aujourd’hui tout est terminé, elle l’a quitté.

Posté par Edeliann à 11:59 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]




## 3 # La lande

J'ai écrit ça il y a deux ans, en cours probablement...

Elle attendait dans la lande, seule,
Pleurant au coeur de la nuit.
Regardant, inquiète, vers l'étendue boisée
De pins et de cyprès s'étendant devant elle.
Un craquement d'une branche, elle frémit,
Un souffle sur sa nuque,
Une larme lui échappe.
Elle se tourne d'un bond, la peur au ventre,
Songeant sa dernière heure arrivée.
Mais devant ses yeux s'étend le vide
Un loup hurle, elle s'écroule, terrorisée,
Une main sur son épaule, un murmure familier
Elle sourit, il la prend dans ses bras
Elle attendait dans la lande, inquiète,
Que l'homme qu'elle aimait revienne de la mort.
Elle attendait dans la lande, vivante,
Elle patientait dans le monde des morts.
Elle attendait dans la lande, vibrante,
Que l'âme aimée la berce une dernière fois.

Posté par Edeliann à 11:50 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : ,

27 novembre 2008

### 2 #

Encore un texte méga court qui date de cet été je crois. Après avoir vu Boku wa imouto ni koi wo suru je crois (un film japonais sur l'inceste avec Matsumoto Jun)

« T’avais promis… »

Erwan leva les yeux vers la jeune fille qui se tenait devant lui, les poings serrés, soutenant son regard de ses yeux sombres. Une moue à mi-chemin entre la colère et la peine tordait ses lèvres en une expression confuse, et le jeune homme baissa les yeux, incapable d’affronter ses sentiments.

« Gabrielle je… »

Sa voix s’effondra et le silence s’installa entre eux, comme s’ils étaient seuls au monde, et incapables de la moindre parole. Il vit la main de la jeune fille saisir sa chemise, serrant le tissu noir entre ses doigts tremblants, et n’osa pas la regarder de nouveau, sachant ce qu’il verrait. Il avait toujours haït les promesses, jugeant qu’aucune ne pouvait être respectée, du moins pas sans blesser qui que ce soit. C’était un fait. Pourtant, il avait souvent promis, et il ne pouvait le nier. La bague qui enserrait le majeur droit de Gabrielle en était un signe, cette bague qui captait son attention alors que cette main fragile froissait sa chemise. Il avait promis, mais surtout, il avait menti.

Erwan leva finalement les yeux pour voir perler des larmes au coin de ces yeux tristes. Passant un bras autour des frêles épaules de Gabrielle, il l’attira à lui et la serra dans ses bras, conscient qu’une autre promesse était brisée par sa faute. Malgré tout ce qui s’était passé, malgré sa culpabilité, il ne pouvait pas la laisser seule, pas maintenant. Elle avait trop besoin de lui, au moins autant qu’il voulait sentir sa présence a ses côtés. Il sentit les bras de la jeune fille enserrer sa taille et elle enfouit son visage dans son cou, sa joue humide contre sa peau, le faisant frissonner. Cette fois encore, il se devait de ne pas tenir sa parole, et il tenta de se convaincre qu’il n’avait aucune autre alternative, qu’il ne pouvait réellement pas la laisser.

Il avait toujours été comme ça avec elle. Protecteur. Du moins, c’est ainsi qu’il se voulait. Juste protecteur. Il l’avait été jusqu’à l’adolescence. Lorsque les lèvres de Gabrielle rencontrèrent les siennes, les frôlant en un chaste baiser, il se souvint de la première fois. De toutes leurs premières fois. La première fois qu’elle lui avait dit qu’elle l’aimait. Il n’avait pas su réagir, partagé entre la crainte et l’envie. La première fois qu’elle lui avait pris la main, qu’elle l’avait enlacé, embrassé. Ces premières fois heureuses, trop vite devenues douloureuses. Il l’avait désiré, de tout son corps d’adolescent inconscient. Se cacher, toujours, pour s’embrasser, se toucher, se sourire, même, c’était comme un jeu, qu’il avait parfois regretté d’avoir commencé.

« Gabrielle, tu devrais te recoucher… »

La jeune fille se crispa et lança un regard presque accusateur au lit, comme s’il était la cause de tous ses maux. Ces draps blancs défaits, froissés, maculés de larmes, cet oreiller tassé, difforme… Dieu qu’elle les haïssait ! Comme elle haïssait ces murs, ces rideaux, et cette chambre toute entière. Comme elle haïssait son corps mutilé. Elle obéit, pourtant, se glissant dans les draps rêches et froids, avant de se recroqueviller et de fermer les yeux, empêchant les larmes de lui échapper encore, ignorant le grincement de la chaise sur le sol tandis qu’Erwan s’asseyait à son chevet. Il passa la main sur sa joue, faisant glisser ses doigts dans ses cheveux bruns et soupira.

Ils avaient fini par céder à leurs pulsions, ce qu’Erwan s’était reproché, l’espace d’un instant, songeant que ses deux ans de plus qu’elle auraient dû lui conférer un plus grand sens des responsabilités, puis il s’était laissé envahir par le désir envers ce corps familier, envers cette jeune fille aux airs innocents. Ils étaient restés vigilants, plusieurs mois, se souciant trop du qu’en-dira-t-on. Mais peu à peu, ils avaient gagné en confiance, en assurance, et les remparts qui protégeaient leurs vies jusqu’alors s’étaient effondrés, brusquement, les obligeant à faire face à la réalité. Une chute rude et non dénuée de conséquences. Gabrielle avait subi les brimades paternelles, sans pour autant fléchir, refusant de dénoncer celui qui assistait impuissant aux scènes quotidiennes. Il avait pourtant promis. Mais aucune promesse n’est vraiment fiable. Comment elle l’avait perdu, il n’aurait su le dire. Mais elle n’avait pas mené la grossesse à terme, et il éprouvait une sombre joie quant à l’idée de ne pas voir cet enfant naître. Certes il avait promit qu’il les protégerait, elle et le bébé. Mais il ne pouvait pas se permettre de lui faire courir un tel risque. Elle était trop importante, et maintenant, il était incapable de se résoudre à la laisser, juste pour sauver ce qu’il restait de sa promesse. Elle était tout. Son amie, sa confidente, son soleil, son amante. Elle était ce qu’il avait de plus cher. Elle était sa petite sœur, aussi.

Posté par Edeliann à 17:47 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : ,

21 novembre 2008

### 1 # La petite malade

C'était mon texte pour le concours de l'AMOPA de cette année. Même si celui là n'a pas eu de succès, c'était plutôt marrant de l'écrire.

Je me mis à tousser, plus fort, plus douloureusement qu'avant. Ces toux incessantes m’épuisaient, comme si l’on me battait sans aucun répit, exposant ma gorge trop fragile à ces coups trop violents.

Je frissonnai, grelottai et remontai la couverture vers mon menton, cette grosse couverture bien chaude et moelleuse. La bouillotte à mes pieds était tiède, et cela me paraissait presque insoutenable. J’avais mal, je souffrais de plus en plus, comme si cela ne cesserait jamais. Pourtant, la fin était proche, je le savais. Il ne restait plus que quelques jours avant que tout ceci ne s’achève enfin.

En attendant, je souffrais le martyr, étendue comme un pantin dans ce grand lit dont la couleur des draps finissait par me sortir par les yeux. Pourquoi devais-je donc rester alitée ? La fièvre montait encore, et le souffle vint à me manquer. On frappa à la porte, et ma mère apparut, chargée d’un plateau qu’elle déposa sur mes jambes. Je ne parvenais même plus à me réjouir de ses venues, mais elle ne m’en voulait pas, je le savais. Après tout, ça n’était pas ma faute si j’étais ainsi… Elle m’aida à me redresser, ajoutant un nouvel oreiller dans mon dos, puis, caressant ma joue de sa main fraîche, elle demanda, d’un ton doux, affectueux :

« Tu es réveillée depuis longtemps ? »

Je répondis par une nouvelle quinte de toux, et elle ajouta

« Je t’allume la télévision ? Il est presque dix heures. »

Je lui souris doucement, comme encore sous l’effet des médicaments que j’avais avalé la veille au soir, ces maudits comprimés qui avaient tant de mal à passer.  De toutes façons, ma gorge était si douloureuse que je ne pouvais pas parler sans ressentir une grande brûlure, et je ne tenais pas à ajouter cela a la liste de mes maux. Ma mère ouvrit en grand les portes du grand meuble de bois brut en face du lit et alluma la télévision avant de me tendre la télécommande. Dans un sens, cette situation avait quelque chose d’agréable, ou du moins, d’assez plaisant : J’étais là, dans le lit parental, a regarder cet écran. J’avais le câble et je pouvais m’abrutir devant les dessins animés toute la journée, ce que l’on m’avait interdit. Depuis que j’étais malade, Peter Pan, un des programmes favoris de la chaîne que je regardais, n’avait plus aucun secret pour moi. Certes, ce traitement de faveur était le résultat de ma maladie, mais pour moi, c’était comme un avant goût du paradis, si j’ose dire. Ma mère me fit boire un peu d’eau et m’aida a manger le porridge brûlant qu’elle venait tout juste de me préparer, une fois de plus, avant de me laisser a mes cartoons.

Les heures filèrent, qui me parurent très longues. Par moment, la chaleur me submergeait, signe que ma fièvre baissait, mais j’avais à peine ôté la couverture qu’elle revenait au galop. Mes crises de toux se rapprochaient, et les maux de têtes dont j’étais victime se faisaient d’une violence extrême. Je faisais mon possible pour ne pas pleurer, de peur que les larmes ne me brûlent encore plus le gosier.  Mes membres étaient tout engourdis, et les bouger me faisaient un mal de chien tant ils étaient courbaturés. Malgré tout cela, plus le temps passait, plus la douleur était effacée par le soulagement, car je savais que chaque heure, chaque minute m’éloignait de mon calvaire. Du haut de mes huit ans, aussi dure que me semblait cette épreuve, je savais pertinemment qu’aucune grippe n’est éternelle.

Posté par Edeliann à 20:45 - Textes - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , ,

## 2 # Mathilde

J'avais écris celui-là pour une fille croisée sur un forum rpg qui jouait le rôle d'une hémophile.

Petite hémophile, voit son sang couler,
Et avec lui, sa vie s’en aller.
Sa peau déjà blême, pâlit encore,
Et devant ses yeux clos, elle voit la mort.

Petite fille sur le pavé, étendue,
Elle a voulu jouer, elle a perdu.
Elle entend des sirènes qui hurlent au loin
Et désormais, elle ne sait plus rien.

On la soulève, et elle oublie.
A son réveil, on lui sourit.
La jeune Mathilde a joué avec sa vie,
Mais désormais, tout est fini.

Jeune fille rebelle, redevient calme,
Le sang ne coule plus, seulement les larmes
Tombent sur le carrelage qu’elle défie,
Tombent sur l’angle dangereux du lit.

Posté par Edeliann à 20:38 - Poésie - Commentaires [1] - Rétroliens [0]
Tags : , ,

## 1

Un poème écrit tout à l'heure entre deux cours, inspiré par la dernière remarque de Michel Lagarde à la fin de l'après-midi de mercredi. Je suis sûre qu'ils ont discuté toute la nuit...

J'ai souvent fait ce rêve,
Ce rêve incroyable,
Où tout autour de moi
Les morts revivaient.

J'entendais des rires,
Des rires inconnus,
Résonner dans la pièce,
Déchirant le silence.

J'imaginais la foule,
La foule de poètes,
Riant et partageant
Des récits et des songes.

J'ai souvent fait ce rêve,
Ce rêve incroyable,
Où tout autour de moi
Les étoiles chantaient.

Posté par Edeliann à 19:07 - Poésie - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , , ,